Fouad Al-Hashem : Crise égyptienne, désaveu public de sa fille et un parcours semé de controverses
Le paysage médiatique arabe est en pleine tempête depuis l’escalade impliquant le vétéran journaliste koweïtien Fouad Al-Hashem. Ce qui avait commencé comme un post provocateur sur son compte X (ex-Twitter) visant l’Égypte s’est transformé en une crise majeure, culminant avec un rare désaveu public de sa propre fille, Farah Fouad Al-Hashem. Alors que la controverse s’intensifie, nous revenons sur les décennies de carrière d’Al-Hashem, les détails de l’actualité du 24 mars 2026 et les questions que tout le monde se pose.
Qui est Fouad Al-Hashem ? L’homme derrière les gros titres
Fouad Abdulrahman Al-Hashem (né le 17 avril 1952) est un journaliste et chroniqueur koweïtien de premier plan. Pendant plus de quatre décennies, sa chronique quotidienne « Point d’exclamation ! » dans le journal koweïtien Al-Watan a été une tribune pour une critique politique et sociale acerbe. Il est le frère aîné de l’ancienne députée koweïtienne Safa Al-Hashem. Tout au long de sa carrière, Al-Hashem a été au centre de plus de 160 poursuites judiciaires, ce qui lui a valu une réputation de figure parmi les plus clivantes du Golfe.
Ses déboires judiciaires incluent une condamnation par contumace en 2017 à sept ans de prison pour « insulte envers le Qatar », qui l’a contraint à un exil volontaire aux Émirats arabes unis, puis aux États-Unis. Il est rentré au Koweït en 2024 après une grâce royale. Mais son retour a rapidement été éclipsé par une nouvelle vague de controverses, la plus explosive étant ses récents propos sur l’Égypte.
Avant l’Égypte : les articles qui ont marqué une carrière sulfureuse
Bien avant la crise actuelle, Fouad Al Hashem avait déjà laissé une traînée d’écrits polémiques. En 1988, son article sur l’Arabie saoudite a conduit à son expulsion du royaume. Son article sur Mohammed ben Abdelwahhab a suscité l’indignation dans les cercles religieux. Plusieurs de ses livres restent débattus pour leur ton provocateur. Son compte Twitter (X), suivi par plus de deux millions de personnes, est devenu un mégaphone pour ses opinions, attirant à la fois une loyauté farouche et de vives critiques.
L’épisode de 1988 en Arabie saoudite est encore cité comme un tournant dans les relations médiatiques koweïto-saoudiennes. Par ailleurs, ses chroniques critiques envers les puissances régionales l’ont constamment maintenu sous les projecteurs.
La crise égyptienne : qu’a dit Fouad Al-Hashem ?
La tempête actuelle a éclaté après qu’Al-Hashem a publié un post décrivant Le Caire en des termes insultants, utilisant le titre provocateur « Un chien sauf un quart pour chaque citoyen ». Il a fait des allégations non fondées concernant les chiens errants et laissé entendre des pratiques inappropriées dans des restaurants populaires. Plus dommageable encore a été sa caractérisation de l’Égypte comme une « belle-mère » incapable de soutenir ses frères arabes. L’article de Fouad Al Hashem sur l’Égypte a immédiatement suscité des réactions négatives de la part des responsables politiques égyptiens, des personnalités médiatiques et du public, beaucoup appelant à des poursuites judiciaires.
Au milieu de l’indignation, la réponse la plus choquante est venue de sa propre famille : sa fille Farah Fouad Al Hashem a publiquement pris ses distances. Dans une déclaration vidéo, elle a dit : « Je ne représente que moi-même. Je présente mes excuses à chaque Égyptien qui a été blessé par ce qui a été dit. » Ce geste sans précédent a fait du drame familial un élément central de l’histoire, alimentant les recherches sur Farah Fouad Al Hashem et sa relation avec son père.
Pourquoi Fouad Al-Hashem fait-il la une aujourd’hui ? (24 mars 2026)
À l’heure actuelle, l’histoire évolue sur plusieurs fronts. Des avocats égyptiens préparent apparemment des poursuites internationales contre le chroniqueur. Parallèlement, les cercles médiatiques koweïtiens sont divisés : certains défendent la liberté d’expression, d’autres condamnent le ton des articles. Le hashtag #Egypte_Fouad_AlHashem est très partagé. Pour ajouter à la complexité, Al-Hashem n’a pas répondu directement au désaveu de sa fille, laissant le public spéculer sur la fracture familiale.
Il ne s’agit pas seulement d’un scandale médiatique ; cela soulève des questions sur les limites de la liberté d’expression dans le Golfe, les répercussions juridiques des discours transfrontaliers et le tribut personnel que les familles paient lorsqu’elles sont prises dans des conflits politiques.
Principaux tournants juridiques et politiques
Pour comprendre la crise actuelle, il faut se pencher sur l’historique d’Al-Hashem :
- 1988 – Expulsion d’Arabie saoudite : après un article jugé offensant, il a été expulsé et interdit de séjour dans le Royaume pendant des années.
- 2017 – Verdict du Qatar : condamné par contumace à 7 ans de prison pour insulte envers le Qatar ; il a vécu à l’étranger jusqu’en 2024.
- 2026 – Crise égyptienne : le dernier brasier en date, aggravé par le rejet public de ses propos par sa fille.
Ces épisodes ont consolidé son image de journaliste franchissant régulièrement les lignes rouges, faisant de la question « qui est Fouad Al Hashem » un sujet de débat récurrent dans les forums médiatiques arabes.
Pour aller plus loin – Liens et ressources
Pour des analyses culturelles et sociales plus larges, visitez notre section Société, art et culture où nous couvrons les dynamiques médiatiques et narratives régionales. Vous pouvez également explorer des ressources indépendantes sur la liberté de la presse via Reporters sans frontières et Middle East Eye.
❓ Foire aux questions (FAQ)
Quelle est la nationalité de Fouad Al-Hashem ?
Qu’a dit Fouad Al-Hashem à propos de l’Égypte en mars 2026 ?
Qui est Farah Fouad Al-Hashem ?
Fouad Al-Hashem a-t-il été condamné pour ses propos sur l’Égypte ?
Quels sont les articles les plus controversés d’Al-Hashem ?
Une affaire aux multiples facettes : journalisme, politique et famille
L’affaire Fouad Al Hashem Twitter versus la position de sa fille illustre un fossé générationnel et idéologique. Alors qu’Al-Hashem a bâti sa carrière sur la confrontation, Farah incarne une voix plus jeune et plus conciliante. Son intervention pourrait modifier la perception du public, mais elle souligne aussi le coût personnel des engagements politiques. Pendant ce temps, le journaliste koweïtien Fouad Al Hashem reste une figure clivante – admiré par certains pour son style sans peur, critiqué par d’autres pour ce qu’ils considèrent comme une provocation irresponsable.
Alors que l’histoire continue de se dérouler, les questions plus larges demeurent : quelles limites, le cas échéant, les chroniqueurs d’opinion devraient-ils observer lorsqu’ils discutent d’autres nations ? Et comment cela affectera-t-il la position d’Al-Hashem au Koweït et dans le monde arabe ?